vendredi 19 août 2011

Une explication à la décote de la dette des USA???

Je reproduis ici un papi-el en provenance du site Argent

La justice américaine enquêterait sur S&P et Moody's

19 août 2011 | 08h26

Reuters

Le département de la Justice américain mène une enquête au sujet des avis que portait Standard & Poor's sur des actifs adossés à des prêts immobiliers dont l'effondrement a conduit à la crise financière de 2008-2009, a dit jeudi soir une source proche du dossier.

Cette enquête - qui selon la source essaie de faire la distinction entre ce que les analystes de S&P voulaient faire et ce qu'on leur a dit de faire - a été lancée avant que l'agence de notation ne déclasse les Etats-Unis en début de mois.

Le département de la Justice a également mené une enquête sur Moody's, l'une de deux principales concurrentes de S&P, concernant les notes qu'elle avait assignées à des produits structurés au cours de la crise, a dit une autre source.

Sollicité par Reuters par téléphone et par e-mail, un porte-parole de Moody's n'a pas pu être joint dans l'immédiat.

La Securities & Exchange Commission (SEC), le gendarme des marchés financiers américains, a également ouvert une enquête sur l'éventuel rôle de S&P, une division de McGraw-Hill, dans la crise, a dit la première source.

Des représentants de la SEC et du département de la Justice se sont refusés à tout commentaire.

Le «New York Times» avait le premier rapporté que l'enquête sur S&P portait principalement sur le fait de savoir si l'agence avait attribué des notes biaisées à des dizaines d'actifs adossés à des crédits immobiliers avant que la crise financière n'éclate en 2008.

Le département de la Justice s'est intéressé à des cas où des analystes de S&P voulaient assigner des notes à certains de ces actifs avant de se voir contredire par des dirigeants de l'agence, poursuit le quotidien.

Un porte-parole de S&P a souligné que parmi les principes guidant l'action de l'agence figuraient notamment "l'indépendance analytique et l'objectivité", précisant que l'entreprise avaient pris des mesures pour renforcer l'application de ces principes.

"Au cours des dernières années, S&P a reçu plusieurs requêtes de différentes instances gouvernementales au sujet des actifs adossés à des crédits immobiliers américains. Nous avons coopéré et continuerons de le faire", a précisé le porte-parole.

Il est pour l'instant difficile de savoir si Fitch (groupe Fimalac), troisième grande agence de notation, fait également l'objet d'une enquête du département de la Justice.

Ni Fitch ni Moody's n'ont abaissé leur note sur les Etats-Unis.

No de Billet 0443-11-80-91-1

mercredi 17 août 2011

Pas de doute, Les USA sont dans la merde $$$$$$

Voici une reproduction d’un intéressant texte de Thierry Meyssan publié sur Vigile et sur le Réseau Voltaire

LA MAIN DANS LE SAC

Washingtonn tente de voler 1,5 milliard de dollars pour payer ses salariés du CNT

Thierry MEYSSAN
www.voltairenet.org
mardi 16 août 2011


Les États-Unis ont tenté de s’emparer lundi dernier d’1 500 000 000 de dollars appartenant à l’État libyen, mais en ont été empêchés in extremis par l’Afrique du Sud. Les documents produits lors de cet épisode, et que révèle le Réseau Voltaire, attestent que les membres du CNT et leurs fonctionnaires sont directement salariés par un organe US.

Mardi 9 août 2011, Sana Khan, secrétaire du Comité des sanctions mis en place par la résolution 1970 du Conseil de sécurité, a transmis aux membres du Comité un avis émanant de l’ambassadrice Susan Rice, représentante permanente des États-Unis à l’ONU.

Dans cette missive, dont le Réseau Voltaire s’est procuré une copie [document téléchargeable au bas de cette page], Washington informe le Comité de son intention de dégeler 1 500 000 000 de dollars appartenant à la Banque centrale de Libye, à l’Autorité libyenne d’investissement, à la Banque étrangère de Libye, au Portefeuille d’investissement libyen en Afrique et à la Compagnie nationale libyenne du pétrole.

Arguant que ce dégel est légal lorsque les fonds sont destinés à des fins humanitaires ou civiles (article 19 de la Résolution 1970 [1]), Washington indique qu’il affectera unilatéralement cette somme comme suit :

- 500 000 000 de dollars à des organisations humanitaires de son choix « pour répondre aux besoins humanitaires actuels et à ceux que l’on peut anticiper, dans la ligne de l’appel des Nations Unies et de ses mises à jour prévisibles » ;

- 500 000 000 de dollars à « des sociétés d’approvisionnement en fuel et en biens humanitaires nécessaires » ;

- 500 000 000 de dollars au Temporary Financial Mechanism (TFM) pour « payer les salaires et les dépenses de fonctionnement des fonctionnaires libyens, des dépenses alimentaires, de l’électricité et d’autres achats humanitaires ». Sur cette somme, 100 000 000 de dollars seront provisionnées afin d’être ultérieurement affectés aux besoins humanitaires des Libyens dans les zones non contrôlées par le Conseil de transition nationale (CNT) lorsque celui-ci aura établi « un mécanisme crédible, transparent et effectif » pour les leur transmettre.

En clair, les États-Unis ont informé le Comité des sanctions de leur intention de s’emparer 1,5 milliard de dollars qu’ils attribueraient pour un tiers à leurs propres services humanitaires (USAID…), pour un second tiers à leurs propres multinationales (Exxon, Halliburton etc.), et pour le restant au TFM, un bureau du LIEM, lequel n’est qu’un organe officieux créé par Washington et avalisé par le Groupe de contact pour administrer la Libye [2].

Washington a fait savoir qu’il considérerait avoir l’accord tacite du Comité des sanctions dans les cinq jours suivant la réception de sa notification.

Malheureusement, la Libye ne pouvait pas s’opposer à ce vol, car elle n’est pas représentée à ce Comité. En effet, son ancien ambassadeur a fait défection, et —en violation de l’Accord de siège— le Département d’État n’a toujours pas délivré de visa à son nouvel ambassadeur.

Washington entendait bien profiter de cette absence forcée pour s’emparer du butin. Au demeurant, la France a déjà ouvert une brèche en volant 128 millions de dollars dans les mêmes conditions.

C’est en définitive le représentant permanent de l’Afrique du Sud, l’ambassadeur Baso Sangqu, qui a fait obstacle à la manœuvre.

Outre la rapacité des États-Unis, cet invraisemblable épisode confirme que l’auto-proclamée « Libye libre » de Benghazi et Misrata n’est pas gouvernée par le Conseil national de transition (CNT). Celui-ci n’est qu’une façade, au demeurant fort lézardée. L’Est de la Libye, contrôlé par l’OTAN, est administré par le Libyan Information Exchange Mechanism (LIEM), un organe informel, sans personnalité juridique, mis en place à Naples par les seuls États-Unis, même si certains de ses employés sont des Italiens.

Les fonds que l’on présente comme attribués au CNT sont en réalités remis au LIEM qui les utilise pour salarier les membres du CNT et leurs fonctionnaires. La différence est de taille : le Conseil national de transition n’a pas de politique propre, il se contente d’exécuter la politique des États-Unis. Et c’est bien normal lorsque l’on sait que le CNT n’a pas été formé lors des événements de Benghazi, mais plusieurs années avant à Londres comme un gouvernement provisoire en exil.

Par conséquent, l’action militaire des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN ou du Conseil de coopération du Golfe n’a pas pour objectif de mettre en œuvre la protection des civils prévue par la résolution 1973, et encore moins la « libération des Libyens », mais bien la colonisation du pays.

***

[1] « Résolution 1970 sur la Libye », Réseau Voltaire, 26 février 2011.

[2] « Libye : Washington prépare sa revanche », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 juillet 2011.

***

Thierry Meyssan Intellectuel français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie des analyses de politique étrangère dans la presse arabe, latino-américaine et russe. Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007).

Source
http://www.voltairenet.org/Washington-tente-de-voler-1-5

No de billet: 0143-11-80-71-1

jeudi 11 août 2011

Une Nouvel Ordre Mondial via la crise financière actuelle?

      Je reproduis un excellent papi-el du Courier international

       

      "Il faut laisser les Etats et les banques faire faillite"

       

      Le gourou de la finance zurichoise Marc Faber estime qu'une faillite des banques et des Etats ne signifierait pas la fin du monde mais permettrait au contraire de repartir sur de bonnes bases.

       

      La crise économique mondiale

       

      Marc Faber est un analyste et entrepreneur suisse connu pour ses prédictions catastrophistes – il est surnommé Dr. Doom. Il tient un blog et publie une lettre financière mensuelle : "Gloom, Boom & Doom".

      Le Temps : Les marchés ont dégringolé. Comment analysez-vous la situation ?

      Marc Faber : Ils sont très survendus à court terme. Je m'attends à un rebond, puis à un nouveau ralentissement dès octobre ou novembre. Le S&P atteindra environ 1 100 points. Le troisième volet du programme d'assouplissement monétaire devrait ensuite être lancé [dit "QE3"].

       

      Le dollar ne cesse de dégringoler. Anticipez-vous sa fin ?

      Oui, j'ai toujours pensé que la valeur terminale du dollar était zéro, car le gouvernement, le Trésor et la Réserve fédérale n'ont aucun intérêt à maintenir un dollar fort. Depuis 1913, année de création de la Fed, le billet vert a perdu 97 % de son pouvoir d'achat. Sur le long terme, il a été faible par rapport à la grande majorité des autres devises, tout comme la livre sterling. La fin du dollar ne se produira pas du jour au lendemain, elle sera graduelle.

       

      Croyez-vous aussi à la fin de l'euro ?

      Je n'en ai aucune idée, car il s'agit d'une décision politique. Aussi longtemps que l'Allemagne a la volonté de soutenir la Banque centrale européenne et de financer le fonds de stabilité, l'euro survivra.

       

      Aux côtés de la Grèce figurent le Portugal, l'Irlande, l'Espagne et l'Italie. Devrait-on aussi laisser ces pays faire faillite comme vous le préconisiez avec la Grèce ?

      Oui, même si cette solution est douloureuse. Cela ne me gêne pas que des assurances, des gouvernements et des banques ayant acheté des obligations de la Grèce perdent de l'argent. Si certains pays font faillite, ils entraîneront les banques avec eux. Mais laissons ces établissements faire défaut tout en protégeant les épargnants. Ce choix est nettement meilleur que de sauver les banques avec l'argent du contribuable et de se rendre compte deux années plus tard que les banquiers reçoivent des bonus record. Il faut punir les banquiers ! Le secteur financier est devenu bien trop gros par rapport à l'économie réelle. A mon avis, le secteur financier doit s'occuper de garder l'épargne des gens et de la prêter à d'autres. Les banques ne devraient pas s'occuper de trading.

       

      Est-ce que le sauvetage des banques aux Etats-Unis a apporté quelque chose à l'économie ? Non.

       

      Les nouvelles règles de Bâle III [qui préconisent de tripler la part des fonds propres bloqués par les établissements bancaires des pays du G20 d'ici à 2013] suffiront-elles à stabiliser le système bancaire international ?

      Ces nouvelles règles sont bonnes, mais le timing est mauvais. Il aurait fallu les introduire il y a dix-quinze ans et les assouplir maintenant. Or les gouvernements n'ont rien fait durant ces dernières années, et maintenant que les banques devraient être encouragées à prêter de l'argent, ces réglementations les en empêchent. Au lieu d'être proactifs, les Etats sont réactifs. En fait, le problème n'est pas tant le manque de réglementations que les politiques monétaires beaucoup trop laxistes qui encouragent la spéculation. Il serait mieux d'avoir des politiques plus restrictives avec des taux d'intérêt plus élevés que des gouvernements qui ne cessent d'augmenter leurs dépenses et de baisser les taux.

       

      Beaucoup d'analystes s'inquiètent encore d'un éclatement de la bulle immobilière en Chine. Vous n'y croyiez pas l'an dernier. Est-ce toujours le cas ?

      Les gens ne réalisent pas que la Chine a une population presque équivalente à celles des Etats-Unis et de l'Europe combinées. Il peut donc y avoir une bulle immobilière dans une ville, voire dans une province, tandis que dans celle d'à côté la situation est normale. Une bulle se définit par des taux d'intérêt bas, des liquidités excessives qui sont investies dans l'un ou l'autre secteur. Selon cette définition, il existe une bulle en Chine, mais son ampleur n'est pas facile à estimer. Car, contrairement à ce que l'on observe dans les économies occidentales, les Chinois n'empruntent pas beaucoup d'argent quand ils achètent des appartements. Ils paient l'essentiel en cash. Pour mémoire, lorsque la bulle immobilière a éclaté à Hong Kong et que les prix ont chuté de 70 %, personne n'a fait faillite. L'endettement des gens était très faible, tout comme celui des agences immobilières.

       

      Investissez-vous en Chine ?

      Non, cela ne m'intéresse pas, même si je reste optimiste sur la Chine. J'estime que la moitié des entreprises cotées sont frauduleuses. Je préfère être exposé à la Chine via Hong Kong, où des entreprises paient des dividendes de 5 à 6 %. Le risque de perdre de l'argent est faible. De plus, en cas de problèmes, le dollar de Hong Kong peut toujours être réévalué par rapport au dollar [américain].

       

      Certains tablent sur la fin du monde et l'éclatement du système financier international. Ne va-t-on pas plutôt vivre une décennie morose comme dans les années 1970 ?

      Peut-être. Nous aurons une croissance très faible dans les économies matures, avec une perte de confiance des investisseurs, des crises à répétition. Les gens ne trouvent plus d'intérêt à investir dans des actions. Ils ont vu les excès du système bancaire, des managers et ont perdu beaucoup d'argent. Un jour ou l'autre, je suis persuadé que nous devrons reconstruire notre système sur de nouvelles bases.

       

      Les Commentaires

      Il n'y a plus d'A plus !

      Plus rien dans les caisses

      la température monte, et la vue baisse

      Alors ? je saute ou je ne saute pas ?

      si je réfléchis, je ne saute pas...

      si je ne saute pas, je cède le pas !

      et la roue continue de tourner...

      11.08.2011 - 18:24

      Il n'y a plus d'A plus !

      Plus rien dans les caisses

      la température monte, et la vue baisse

      Alors ? je saute ou je ne saute pas ?

      si je réfléchis, je ne saute pas...

      si je ne saute pas, je cède le pas !

      et la roue continue de tourner...

      11.08.2011 - 18:21

      Certes mais Il me semble que cet éminent économisme garde le silence sur un "petit" détail.... Un telle solution qui serait évidement la seule capable d'assainir la situation à long terme serait équivalente à une amputation à la tronçonneuse... la douleur serait atroce et signifierait rien qu'en France 4 à 5 millions de chômeurs supplémentaires... Puisque nous sommes en démocratie (est-ce pour le bien du peuple à long terme du coup??? Autre débat..) il est IMPOSSIBLE que le peuple souverain accepte cela....

       

       

      No de billlet: 523-11-80-11-1

jeudi 4 août 2011

Obama: otage du complexe militaro-médiaco-industriel USA???

Je reproduis un excellent article paru sur le site Mondialisation.ca

Armageddon économique: la réponse de Washington à l’échec de l’économie… Plus de guerre !

par Paul Craig Roberts


Mondialisation.ca, Le 1 aout 2011

The Trends Journal, Summer 2011 et Globalresearch.ca

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Alors que la seconde décennie du XXIème siècle commençait, l’économie américaine n’a toujours pas récupéré de la grande récession amorcée en décembre 2007.

L’échec de la convalescence de l’économie eut lieu malgré le plus gros stimulus fiscal et monétaire de l’histoire du pays. Il y a eu un package de sauvetage de 700 milliards de dollars, un programme de stimulus de 700 milliards de dollars, quelques milliers de milliards de “facilitation quantitative”, cela sous forme de monétarisation de la dette ou en imprimant de la monnaie pour financer les dépenses du gouvernement. De plus, les déficits de la réserve fédérale se sont accrus par milliers de milliards de dollars alors que la Fed achetait  de l’emprunt et du dérivatif en difficulté dans son effort pour conserver le système financier solvable et fonctionnel. D’après l’audit de la réserve fédérale par le bureau des responsabilités du gouvernement rendu public par le sénateur Bernie Sanders, la réserve fédérale a accordé des prêts secrets à des banques étrangères et états-uniennes à concurrence de 16 100 milliards de dollars, une somme supérieure au PIB des Etats-Unis.

Malgré l’énorme stimulus fiscal et monnétaire, l’économie est demeurée au point mort.

Pour 2011, le déficit du gouvernement fédéral pour ses dépenses annuelles était de 43% du budget. En d’autres termes, le gouvernement a dû emprunter, ou la Fed a dû monétiser 43% des dépenses de l’état pendant l’année fiscale 2011. Malgré ce stimulus fiscal et monnétaire, l’économie n’a pas récupéré.

A la fin de la première décennie du XXIème siècle, le déclin de l’économie fut temporairement arrêté par des subsides fédéraux pour les achats de voitures et de maisons. Les subsides de 8 000 US$ pour l’accession à la propriété des nouveaux mariés ont aidé grandement, car ils représentaient une grosse partie des arrhes à verser dans un marché de l’immobilier en dépression. Les subsides pour l’achat de véhicules ont transféré les demandes future dans le présent. Quand ces subsides ce sont taris, le système de support artificiel de vie de l’économie fut débranché.

Des problèmes avec la gestion statistique du chômage, de l’inflation, du PIB, masquèrent l’aggravation de l’économie. Les ajustements saisonniers utilisés pour arrondir les angles des données brutes au cours de l’année n’étaient pas faits pour cadrer avec une récession prolongée. Ni du reste le modèle “naissance-décès” utilisé par le bureau des statistiques du travail (BLS) pour estimer les emplois non reportés par les compagnies start-ups et les pertes des compagnies qui étaient déjà en faillite. Le modèle naissance-décès a été créé pour une économie en expansion et pendant les creux de vague, surestime le nombre d’emplois créés.

“L’effet de substitution” utilisé dans l’index de prix de consommation sous-estime l’inflation en assumant que les consommateurs substituent des denrées alimentaires meilleur marché pour celles dont le prix augmente. Par exemple, si le prix du steak augmente à New York, ceci n’apparaît pas dans l’index de prix de consommation à cause de la supposition que les gens vont acheter une viande moins chère.

Bidouillage de comptabilité

La mesure la plus largement utilisée pour évaluer “l’inflation de base” n’inclut pas l’alimentaire ou l’énergie. Cette mesure est importante pour ceux qui veulent procéder à une pirouette optimiste de la situation.

En sous-évaluant l’inflation, le gouvernement peut surestimer la croissance réelle du PIB, ainsi créant un effet optimiste. De manière similaire, en utilisant la mesure du taux d’emploi connue sous le non de U.3, le gouvernement peut sous-estimer le chômage.

Le taux de chômage officiel, celui qui fait les manchettes et sur lequel les médias et la presse financière se basent, était de 9,2% en Juin 2011. Mais ce taux n’inclut pas les chômeurs découragés. Ceux-ci sont des personnes qui ont cessé de rechercher un emploi, parce qu’il n’y en a pas. Un chômeur découragé ne figure nulle part, il ne figure pas dans la force de travail et ne figure pas dans les chômeurs répertoriés U.3

Le gouvernement fédéral sait parfaitement que tout ceci est une fraude et a une mesure U.6 du taux de chômage qui compte les découragés à court-terme. Cette mesure, qui n’est quasiment jamais rapporté dans les médias place le taux de chômage réel aux Etats-Unis à 16,2% en Juin 2011.

Le statisticien John Williams (de shadowstats.com) continue lui de compter les chômeurs découragés à long-terme, de la façon dont cela était fait dans les années 1980. En Juin 2011, la mesure totale du taux de chômage réel aux Etats-Unis était de 22,7%

En d’autres termes, en 2011, entre 1/5ème et le quart de la force de travail états-unienne était sans travail.

Au cours de l’année 2011, les Etats-Unis ont fait face à trois crises économiques simultanées. Une crise survint des pertes d’emplois américains, du PIB, des revenus des consommateurs et de la base fiscale causée par les corporations délocalisant leur production pour le marché américain. Au lieu de faire leurs produits sur le sol américain avec le labeur américain, donnant ainsi des emplois et aux Etats et localités des revenus fiscaux, les entreprises américaines donnèrent tout cela à des pays comme la Chine, l’Inde et l’Indonésie. Cette pratique eut pour résultat que le stimulus donné à l’économie fut incapable de la relancer et les Américains ne peuvent plus être rappelé au travail qui a été délocalisé.

Une autre crise fut celle résultant de la crise financière par la dérégulation, la fraude et la rapacité. Les emprunts perdirent leur sécurité; les créateurs de ces emprunts n’avaient plus l’avantage de la certaineté de la valeur du crédit de l’emprunteur, parce que les créateurs d’emprunts les vendaient à des tierces parties qui combinaient ces emprunts avec d’autres et les vendaient à des investisseurs.

Comme les emprunts étaient donnés pour des commissions, plus il y avait d’emprunts, plus haut était le revenu des commissions. Afin de toucher ces commissions, certains créateurs d’emprunts falsifièrent les rapports de crédit des emprunteurs. Avec l’immobilier florissant, beaucoup de gens prirent des emprunts afin de faire de l’argent à la revente des propriétés. Avec les prix de l’immobilier montant rapidement, le versement d’arrhes et les soucis de solvabilité du crédit devinrent des concepts du passé. La crise fnancière fut empirée par la capacité des banques d’investissement de pouvoir contourner les exigences du capital et ainsi, faire levier sur leur équité en s’endettant énormément. Quand toutes ces bulles explosèrent, le château de cartes s’effondra.

L’armageddon économique

La troisième crise fut celle des déficits budgétaires fédéraux de 1500 milliards de dollars, qui étaient par trop importants pour pouvoir être financés sans que la réserve fédérale n’achète la nouvelle dette de trésor. Connu sous le vocable de monétarisation de la dette, la réserve fédérale a acheté des bons du trésor, des billets en créant un compte-chèque, duquel la trésorerie tirerait pour payer les dettes du gouvernement. L’hémorragie de dette du trésor inquiéta à propos de la valeur d’échange du dollar et de son rôle come monnaie de réserve et ceci fît monter la peur de l’inflation. Les prix de l’or et l’argent montèrent alors que le dollar déclina dans les marchés des changes.

Chacune de ces crises était sérieuse. Combinée, elles impliquent un armageddon économique.

Il n’y avait pas de porte de sortie évidente, mais même s’il y en avait une, le gouvernement, lui, était préoccuppé ailleurs: sur les guerres.

En plus des opérations militaires continuelles en Irak, Afghanistan, Pakistan, Yémen et Somalie, les Etats-Unis et l’OTAN commencèrent des opérations militaires contre la Libye le 19 Mars 2011. Tout comme les autres guerres, le véritable but de cette agression contre la Libye ne fut pas reconnue et explicitement dite, mais il devint très vite clair que le but de cette guerre était d’évincer la Chine de ses investissements pétroliers en Libye orientale. A l’encontre des protestations arabes antérieures, la rebellion libyenne était une insurrection armée dans laquelle certains virent la main de la CIA.

La guerre de Libye remonta le risque d’un cran, car bien que se cachant derrière le voile des protestations du monde arabe, les Etats-Unis étaient en fait en train de confronter la Chine en Libye. Similairement, avec la rebellion armée en Syrie supportée par les Etats-Unis, la cible de Washington était en fait la base navale russe de Tartus. Renverser le gouvernement Al-Assad en Syrie et installer un regime ami mettrait un prix exhorbitant sur la présence navale russe en Méditerannée.

En masquant ses buts derrière les protestations du monde arabe en Libye et en Syrie, qu’ils pourraient avoir déclanché, Washington évita un conflit frontal avec la Chine et la Russie, mais néanmoins ces deux super-puissances comprirent que Washington attaquait leurs intérêts. Ceci monta d’un sérieux cran la folie des politiques agressives de Washington en initiant une confrontation avec deux puissances nucléaires, dont l’une d’entr’elles possède un certain pouvoir financier sur l’Amérique car étant son plus grand créditeur étranger.

Les investissements pétroliers de la Chine en Angola et au Nigéria étaient une autre cible. Pour contrer la pénétration économique de la Chine en Afrique, les Etats-Unis ont créé l’American African Command dans les dernières annés de la première décennie du XXIème siècle. Dérangés par la montée en puissance de la Chine, les Etats-Unis ont entrepris d’empêcher la Chine d’obtenir des sources d’énergie indépendantes. Le grand jeu qui dans la passé a toujours mené à la guerre est encore en train d’être joué.

Le 11 Septembre 2001 a donné aux Etats-Unis une “nouvelle menace” pour remplacer la menace défunte en 1991 de l’URSS. Malgré l’absence du grand ennemi soviétique, le budget militaire et de la sécurité a été gardé intact pendant une décennie. Le 11 septembre injecta une croissance rapide dans le budget militaro-sécuritaire. Dix ans plus tard, ce budget culmine à environ 1100 milliards de dollars par an, ou approximativement 70% du déficit du budget fédéral, qui handicape le dollar et menace la note du crédit de la trésorerie américaine.

Focalisé sur les guerres du Moyen-Orient, Washington perdait la guerre pour l’économie américaine.

Alors que l’espoir d’une reprise de l’économie pour 2011 s’évaporait au cours de l’année, le besoin d’une guerre devint de plus en plus impératif. (voir Antiwar.com, “Sen. Graham ‘Very Close to War”.

Article original en anglais :
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=25813
Traduction : Résistance 71.

Paul Craig Roberts : Ancien éditeur associé du Wall Street Journal et chroniqueur pour BusinessWeek, le Dr. Paul Craig Roberts a servi comme membre de comité au parlement et au sénat américain; il fut secrétaire d’état aux finances durant l’admnistration Reagan. Il fut un académique dans six universités. Récipiendaire de la médaille d’argent du trésor américain et officier de la légion d’honneur.

No de billet: 0503-11-80-40-1

mercredi 27 juillet 2011

Opération Bizarre de la police Norvégienne

Voici un WeBPapiel issue de Mecanopolis

Attentats à Oslo : une bien étrange police (vidéo)

Article placé le 27 juil 2011, par Mecanopolis

Nous apprenons ce soir que la police norvégienne a dynamité en fin d’après-midi la totalité des explosifs qu’elle a retrouvé dans la ferme d’Anders Breivik Behring. Une bien étrange police, qui a également mis plus de 90 minutes à intervenir pour mettre fin au massacre sur l’île d’Utøya, dans des conditions pour le moins rocambolesques

Selon le site norvégien NRK, la police norvégienne a dynamité mardi en fin d’après-midi l’ensemble des charges explosives qu’elle a retrouvé dans la « ferme de culture biologique » nommée Geofarm, que dirigeait Anders Breivik Behring. Pourquoi, dans une affaire d’une telle ampleur, ne pas les avoir conservés comme pièces à conviction ?

La police norvégienne prétend que ces explosifs étaient issus d’engrais à base de nitrate d’ammonium. L’idée qu’ils auraient été détruits pour éviter un risque d’explosion ne tient pas la route un instant puisque que, d’une part, il faut le mélanger à un autre composant pour en faire un explosif, comme par exemple du fuel, et d’autre part parce qu’un des avantages du nitrate d’ammonium est qu’il est stable. Il faut un amorçage très puissant afin d’élever sa température à plus de 200°C et provoquer une explosion, comme du nitrométhane ou du TNT.

Par ailleurs, on ne commande pas de l’engrais composés de nitrate d’ammonium comme des petits pains. En France par exemple, c’est la DRIRE (Directions régionales de l’industrie, de la recherche et de l’environnement), sous l’autorité du préfet, qui est en charge de décider qui peut obtenir, et sous quelles conditions, ce type de produit. Comment se fait-il qu’une « ferme de culture biologique » puisse en commander 6 tonnes sans que cela ne semble contradictoire et ne puisse susciter, au minimum, un contrôle ?

L’île d’’d'Utøya

Vendredi 22 juillet, quand Anders Breivik Behring, vêtu d’un uniforme de policier commence à tirer sur l’île d’Utøya, où se trouvent 600 jeunes réunis pour le camp d’été du Parti travailliste, il est alors 17 heures.

Admettons que la moitié d’entre eux possèdent un téléphone portable, et que seulement un tiers de ceux-là pensent à appeler des secours – soit 100 personnes – comment se fait-il que le premier appel à la police n’ait été enregistré qu’à 17h26 ?

Les forces de sécurité arrivent en face de l’île vers 18h, en voiture, arguant qu’elles n’ont pu trouver un hélicoptère disponible. Pendant ce temps, la chaîne de télévision norvégienne NRK a, elle, réussi à louer un hélicoptère et filme le carnage qui se poursuit (voir notre vidéo ci-dessous). Nouveau contretemps pour la police : elle ne trouve pas de bateau. Et quand elle finit par en trouver un, il tombe en panne quelques mètres après avoir quitté le rivage…

Pendant ce temps, ce sont les vacanciers d’un camping voisin, qui ont entendu les coups de feu, qui effectuent des allers-retours pour repêcher les jeunes qui se sont jetés à l’eau alors que le tueur achève méthodiquement ceux qui tentent de fuir par tous les moyens. C’est finalement à 18h25 que les forces d’élite parviennent à débarquer sur Utoya. Deux minutes plus tard, Anders Behring Breivik se rend, sans opposer la moindre résistance.

Au final, il aura fallu plus de 90 minutes aux forces de l’ordre pour intervenir…

Comment le tueur est-il parvenu, seul, à tuer plus de quatre-vingt personnes ? De nombreuses questions demeurent sans réponse.

Anders Breivik Behring a utilisé des balles à fragmentation (qui se pulvérisent en dizaines de fragments au moment de l’impact), de sorte qu’il est impossible de savoir avec quelle arme elles ont été tirées.

Des témoins parlent de plusieurs tireurs sur l’île. Si c’était le cas ils auraient laissés des traces et il faudrait de nombreuses complicités au sein des forces de sécurité pour que l’information ne filtre pas. Eventuellement, quelques acolytes du tueur, embusqués sur un ou plusieurs bateaux, auraient pu participer au massacre, comme peuvent le laisser penser ces témoignages pour le moins troublants :

« Lorsque j’ai vu des bateaux arriver je n’étais pas sûre de pourvoir leur faire confiance. »

Propos de Lenita Jones, rapportés par NRK

« On nous tire dessus ici. Un homme qui est habillé en policier. Nous ne savons pas combien ils sont. Tous les membres de l’AUF sont dispersés pour se cacher. Love you. »

SMS envoyé par Emma Martinovic à ses parents à 17h53, rapporté par FVN

« Après avoir nagé pendant 10 minutes, nous étions à 500 mètres du rivage. Nous nous somme fait tirer dessus. Ce fut la panique complète. L’un de nous a été touché, j’ai vu du sang dans l’eau, mais je ne sais pas comment c’est arrivé. ».

Propos de Emma Martinovic rapportés par FVN

« Nous nous sommes cachés quand nous avons entendu des tirs provenant de différentes directions. »

Propos de Kaltenborn rapportés par NRK

Spencer Delane, pour Mecanopolis

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Le suspect des attentats d’Oslo serait un Franc-Maçon norvégien de 32 ans

No de billet: 092-11-70-72-1

jeudi 21 juillet 2011

DSK – Ca sent le complot à plein nez

Affaire DSK: possible affaire d'Etat

AFP

Mis en ligne le 21/07/2011

VIDEO "Si le gouvernement n'a rien à cacher, il n'y a pas de raison qu'il ne donne pas une suite favorable à une demande qui semble légitime dans une grande démocratie comme la France."

Le club DSK évoque "une possible affaire d'Etat" après les dernières révélations concernant un mail envoyé par le directeur de la gestion des risques du groupe Accor au sujet de l'affaire Dominique Strauss-Kahn.

"Ces dernières révélations (..) attestent d'une possible affaire d'Etat sur laquelle nous demandons des explications claires et précises au président de la République", écrit dans un communiqué le club DSK, lancé il y a un an pour "créer les conditions d'une alternative durable de la gauche autour de son meilleur candidat naturel".

"Les multiples connections surprenantes entre le groupe français Accor, propriétaire de la chaîne hôtelière Sofitel, et le cabinet du président de la République ainsi que des fonctionnaires de police sous l'égide de Claude Guéant interrogent les citoyens français", souligne le club DSK.

"Si le gouvernement n'a rien à cacher, il n'y a pas de raison qu'il ne donne pas une suite favorable à une demande qui semble légitime dans une grande démocratie comme la France", ajoute-t-il en qualifiant d'"étroits, répétés et particulièrement opaques" les liens entre le groupe Accor et l'Etat français dans le cadre de l'affaire DSK.

Un cadre d'Accor, Xavier Graff, fait l'objet d'une "procédure de sanction disciplinaire" après avoir envoyé un mail, daté du 24 juin, au colonel Thierry Bourret, patron de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et la santé publique (OCLAESP).

Dans ce mail, M. Graff écrit: "au Sofitel NY, nous avons réussi à +faire tomber+ DSK. Nous espérons que l'OCLAESP arrivera à faire tomber quelques cyclistes tricheurs cet été", selon Le Point qui publie un fac-similé du mail.

M. Graff était de permanence le 14 mai, jour de l'interpellation de Dominique Strauss-Kahn à New York, alors que des interrogations subsistent sur l'heure à laquelle l'Elysée aurait été prévenu de l'arrestation de l'ex directeur général du FMI.

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Banon - DSK : Hollande dit ne pas être concerné par BFMTV

Video: Arrivée de François Hollande au bureau des enquêteurs

No de Billet : 772-11-70-12-1

jeudi 7 juillet 2011

Le complexe militaro-industriel mondial cause la faillite de la Grèce???

Voici la reproduction intégrale d’un billet diffusé sur Vigile.net et publié à l’origine ici


http://www.legrandsoir.info/l-endettement-de-la-grece-au-profit-des-industri (...)

L’endettement de la Grèce au profit des industries militaires

Oscar FORTIN
www.legrandsoir.info
jeudi 30 juin 2011


Qui eût pu penser qu’une des principales causes de l’endettement de la Grèce soit directement liée aux achats d’armes en provenance des industries militaires Étasuniennes, Allemandes et Françaises ? Dans un article, traduit de l’anglais à l’espagnol, l’auteur pose la question suivante : « quel est le pays de la Communauté européenne, actuellement en faillite, qui est le 4ième importateur d’armes au monde ? ».

Il y a dans cette affirmation de quoi surprendre bien du monde, d’autant plus que la Grèce n’est pas particulièrement impliquée dans les guerres qui sévissent dans le monde et sa sécurité n’est pas davantage menacée par ses voisins. Alors pourquoi ces achats d’armes à un moment où la crise économique menace ses politiques sociales en santé et en éducation et que l’emploi est en crise ? Déjà, nous savons que les budgets consentis à ces secteurs sont loin de ceux consentis par l’ensemble des pays de l’Union Européenne. La Grèce, avec un PIB per capitica, semblable à celui de l’Espagne, n’est pas un pays pauvre, mais sa richesse est distribuée inégalement, ne consacrant que 4% de son budget annuel à l’éducation.

De 2005 à 2008, la Grèce a doublé la valeur de ses emprunts pour payer des armes dont elle n’avait pas besoin. Selon une recherche conjointe de juges grecs et allemands, les vendeurs d’armes ont utilisés la corruption pour s’assurer la collaboration d’importants hommes politiques, de fonctionnaires et de chefs militaires. L’argent emprunté pour acheter ces armes vient des mêmes pays d’où proviennent les armes, soit les États-Unis, la France et l’Allemagne. De 2005 à 2008, les prêts consentis à la Grèce pour l’ensemble de ses obligations ont atteints la somme astronomique de 160 000 millions de dollars. Pour un pays de 11 millions d’habitants c’est peu dire.

Avec cet argent la Grèce a amplement de quoi payer la facture de 3000 millions de dollars en hélicoptères de combat français, 2000 millions de dollars en avions de combat étasuniens, plus ou moins le même montant pour les avions Mirage français et presque le triple en sous-marins allemands.

Ce ne sera qu’à partir de 2009 que la Grèce commencera à avoir des difficultés de paiement pour couvrir ses achats d’armes et ce sera à ce moment que l’Union Européenne se montrera préoccupée. D’ailleurs, c’est dans ce contexte qu’il faut comprendre le débat récent entre l’Allemagne et la Banque Centrale Européenne portant sur la meilleure manière d’aider la Grèce à honorer ses paiements sur la dette qui l’accable. Dans ces discussions on parle beaucoup plus de coupures dans les programmes sociaux que de ceux sur les armements. Pour 2011, le débat se poursuit et tout semble indiquer qu’une coupure de 6 500 millions euros sera votée dans le budget de crise, amputant d’autant le budget des divers programmes sociaux. La question des dépenses militaires ne semble pas faire partie du débat si ce n’est l’obligation de la Grèce d’honorer le paiement de sa dette en armement.

Comment, dans pareil contexte, ne pas voir un parallèle avec ce qui s’était passé en Argentine à la fin des années 1990 et 2000 ! Y a-t-il derrière un tel procédé une stratégie de l’endettement visant à prendre le contrôle de pays et même de peuples entiers ? Cette stratégie, bien assaisonnée par la corruption des principales têtes dirigeantes, ne permet-elle pas, tout à la fois, la prise de contrôle d’un État et les ressources nécessaires destinées à leurs propres industries ?

De quoi nous faire réfléchir et faire réfléchir le peuple canadien dont le gouvernement ne cesse d’augmenter ses dépenses militaires alors qu’il n’est menacé par aucun pays. Ne doit-il pas réviser, dès maintenant, sa politique d’armements et de dépenses militaires et se concentrer sur les politiques de développement économique et social ? Il n’appartient pas aux canadiens de financer les industries militaires étasuniennes pas plus que les guerres menées dans le cadre d’intérêts qui nous sont étrangers. Le peuple canadien n’a pas d’ambition impériale et il faut souhaiter que ses dirigeants en sont conscients.

***

Oscar Fortin

Québec, le 28 juin 2011

http://www.rebelion.org/noticia.php...

http://www.spectrezine.org/

http://www.economieetsociete.com/Un-documentaire-sur-la-cris...

No de billet: 00662-11-70-60-1