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mercredi 4 juillet 2012

La structure de la FED

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La créature de Jekyll Island:

Tout sur l’histoire des banques

Edward Griffin Dans le livre

La créature de l’ile Jekyll

, l’auteur, Edward Griffin, explique comment se servir du pouvoir et de l’argent pour contrôler les groupes et les institutions, en achetant l’autorité et l'emprise des gens qui les dominent. Ce procédé consiste à corrompre des politiciens, des partis politiques, des réseaux de télévision, des réseaux câblés, des journaux, des magazines, des agences de publicité, des agences de presse, des studios cinématographiques, des universités, des syndicats de travailleurs, des organismes religieux, des associations commerciales, des institutions à but non lucratif, des sociétés multinationales, des mouvements de scoutisme pour garçons et filles et ainsi de suite. En fait, n’importe quel groupe qui exerce une influence constitue une cible parfaite pour accroitre ce contrôle. Les acquéreurs dont il est question dans cette leçon, ont beaucoup d’argent pour se procurer ce contrôle.

AVERTISSEMENT !

Vous êtes sur le point d’entrer dans une zone de réalité… Un endroit où la vérité est plus étrange que la fiction, où la connaissance est profonde, où les mythes sont détruits et les déceptions étalées au grand jour. En ces lieux, vous découvrirez les vraies leçons d’histoire. En ces lieux, de vraies aventures de la vie vous dévoileront la nature cachée de l’homme. Si vous poursuivez votre écoute, vous ne pourrez plus jamais retourner dans la zone floue d’où vous venez.Bienvenue dans la zone de réalité. Je m’appelle Ed Griffin et j’ai écrit un livre intitulé

La créature de l'ile Jekyll, un second regard sur la Réserve fédérale.

À la fin du manuel, j’encourage mes lecteurs à se joindre à moi pour détruire la Réserve fédérale, ce « monstre » du gouvernement américain. Je leur donne également les outils dont ils peuvent se servir pour y parvenir. À mon plus grand étonnement et plaisir, des milliers de lecteurs m’ont écrit pour joindre les rangs de ma croisade. Très embarrassé de ne pas posséder du matériel imprimé en quantité suffisante pour le leur expédier, le 18 novembre1994, j’ai décidé d’enregistrer ce message.Transportons-nous au premier siècle, dans un minuscule royaume appelé Fryggia, où un philosophe du nom d’Ethectate a déclaré qu’il existait quatre types d’apparences : les choses paraissent telles qu'elles sont ; elles ne paraissent pas telles qu’elles sont ; les choses sont ce qu’elles sont sans le paraitre ; elles ne sont pas ce qu’elles sont et paraissent l’être. Cet homme aurait pu donner des cours bancaires et d’économie dans l’une de nos universités. Cela ne ressemble-t-il pas aux

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explications que l’on obtient en lisant les relevés de la Réserve fédérale ? Ethectate s’est servi d’un concept relativement simple et pourtant, lorsqu’il eut terminé son explication, personne ne comprenait toujours pas de quoi il parlait. Voilà ce à quoi nous devons faire face avec les experts de nos jours. Il cherchait seulement à dire que les apparences peuvent parfois être décevantes. Il nous atout de même donné un chemin à suivre, un thème.S’il existe quelque chose de décevant dans le monde, c’est bien le système de la Réserve fédérale. On peut le considérer comme le 4

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type d’apparence qu’Ethectate décrivait comme suit : il n’est pas ce qu'il est et parait l’être. Ma présentation portera sur ce thème.

La création du système de la Réserve fédérale(la

Fed

)…

Le titre du livre,

La créature de l’ile Jekyll, un second regard sur la Réserve fédérale

, en dit très long sur le contenu ma présentation. L’ile Jekyll existe vraiment. Elle se situe au large de la côte de Géorgie. Le système de la Réserve fédérale fut conçu sur cette ile, en 1910, lors d’une réunion ultrasecrète. Lorsque l’on opère en secret, cela signifie habituellement que l’on cache quelque chose.Tout ce dont je vous entretiendrai fut mis par écrit. En 1910, un petit groupe de millionnaires de New-York, dont J. P. Morgan, William Rockefeller et leurs associés, possédait l’ile Jekyll en totalité. Leurs familles venaient y passer les mois d’hiver. L’ile servait de lieu de vacances et on l’appelait le Club de l'ile Jekyll. Depuis, l’état de la Géorgie a acheté l’ile. On y retrouve un pavillon où se trouve une pièce spéciale. Sur la plaque de laiton fixée à la porte de cette salle, on peut lire :

le système de la Réserve fédérale fut créé dans cette pièce

. On peut accéder à ces informations dans les bibliothèques.En novembre 1910, le sénateur Nelson Aldrich envoya son train privé à une station de chemin de perdu New Jersey, tard le soir. Le train était prêt à le recevoir ainsi que six autres hommes qui venaient à la condition ultime de n’en souffler mot à personne. On leur avait demandé, par exemple, de représenter à un moment précis et de ne pas souper ensemble le soir de leur départ. S’il advenait qu’ils arrivent au même moment, ils devaient prétendre qu’ils ne se connaissaient pas. Étant donné qu’ils étaient des hommes bien connus, on leur avait dit d’éviter les journalistes. L’un d’entre eux a même trainé un fusil de chasse pour prétendre qu’il allait en voyage de chasse aux canards si on lui demandait. Nous apprîmes plus tard à travers sa biographie qu’il n’avait jamais possédé d’armes à feu de sa vie. Il l’avait emprunté pour l’occasion. À bord du wagon, ils avaient reçu l'ordre de ne s'adresser l’un à l’autre que par leur prénom. Deux d’entre eux ont même utilisé des noms de code.La raison en était fort simple : le personnel de service à bord du train ne devait pas savoir qui ils étaient.Le train privé voyagea pendant deux nuits et une journée, c’est-à-dire un voyage de mille milles, jusqu’à ce qu’il arrive à une voie d’évitement située à Brunswick, Géorgie. À partir de là, ils prirent un traversier jusqu’à l’ile Jekyll. Pendant neuf jours, ils sont restés assis autour de la table du pavillon et ont éclairci tous les détails importants de ce qui allait devenir le système de la Réserve fédérale.Lorsqu’ils eurent terminé, ils retournèrent à New York et nièrent la tenue d’une telle réunion pendant un certain nombre d’années. Ce n’est que lorsque le système de la Réserve fédérale fut fermement établi qu’ils commencèrent à parler ouvertement de ce qu’ils avaient fait. Plusieurs d'entre eux rédigèrent des livres et des articles de revues sur le sujet. Il nous est maintenant possible d'en apprendre davantage sur ce qui s’est passé.Qui étaient ces hommes ? Le sénateur Nelson Aldrich, chef de file républicain du Sénat (membre de la Commission monétaire nationale – ce comité spécial du Congrès, créé dans le but d’émettre des recommandations relatives à la réforme législative des opérations bancaires d’Amérique). Même à

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cette époque, les Américains s’inquiétaient de laisser tout le pouvoir financier entre les mains d’un petit groupe de banques et de sociétés de placement new-yorkaises. Ils l’appelaient la Fiducie monétaire (le Money Trust). Les citoyens voulaient mettre un terme à l’empire de cette dernière.Plusieurs politiciens ont été élus grâce à leur promesse d’aider à réaliser ce projet. D’ailleurs, l’un des objectifs de la Commission monétaire du sénateur Aldrich visait exactement à accomplir cela.Toutefois, le sénateur entretenait une relation commerciale avec l’homme d’affaires J. P. Morgan. Ce dernier était le beau-père de John D. Rockefeller fils et devint par conséquent, le grand-père de Nelson Rockefeller, un ancien vice-président des États-Unis.Le deuxième homme présent à la réunion se nommait Abraham Piat Andrews, le secrétaire-assistant du Trésor américain. Plus tard, il devint un membre du Congrès et fut, tout au long de sa carrière, un homme très influent au niveau des milieux bancaires. Le troisième homme s’appelait FrankVanderlip, le président de la

National Bank de New York

, la plus grande et la plus puissante banque d'Amérique. Il représentait les intérêts financiers de William Rockefeller et de la société d'investissement

internationale Kuhn, Loeb and Company

. Henry Davison, l’associé principal de la

J.P. Morgan Company

, était présent. Charles Norton, le président de la

First National Bank

de New-York, participait à cette réunion. Benjamin Strong, le directeur général de la

J. P. Morgan’s BankersTrust Company

, y assistait également. Il en devint d’ailleurs le P.D.G., trois ans plus tard, suite à l'adoption de la Loi sur la Réserve fédérale. Enfin, Paul Warburg prenait lui aussi part à la réunion . Il était probablement l’homme le plus important en ces lieux grâce à ses connaissances bancaires européennes. Allemand de souche, il se fit éventuellement naturaliser citoyen américain. En plus d'être un partenaire de

la Coon, Loeb and Company

,il représentait également la dynastie bancaire

Rothschild

en Angleterre et en France. De plus, il entretenait des liens étroits avec son frère Max, le directeur en chef du consortium bancaire

Warburg

en Allemagne et aux Pays-Bas. Paul Warburg était l'un des hommes les plus riches du monde. Ces sept hommes qui se trouvaient sur l’ile Jekyll,représentaient à eux seuls en ce temps, directement et indirectement, approximativement un quart de la richesse planétaire globale.Voici comment tout cela s’est vraiment déroulé. Frank Vanderlip affirma dans un article du

Saturday Evening Post

du 9 février 1935 : « Je ne crois pas exagérer en considérant notre expédition secrète sur l’ile Jekyll comme une occasion en or de créer ce qui devint éventuellement le système de la Réserve fédérale, et ce, même si le mot d’ordre voulait que l’on garde ce fait le plus secret possible.Une fois installés à l’intérieur du train, nous avons commencé à respecter l’interdiction d’utiliser nos noms de famille respectifs. Nous nous adressions l’un envers l’autre en tant que Ben, Paul, Nelson ét Abe. Davison et moi avions même poussé la mascarade jusqu’à abandonner nos prénoms. Davison prit le nom de Wilbur et j’empruntai le nom d’Orville, en l’honneur des deux frères Wright, les pionniers de l’aviation. Il se peut que les serviteurs et les employés du train aient reconnu un ou deux d'entre nous, mais ils ne nous connaissaient pas tous. Nos noms réunis auraient pu à eux seuls donner une toute autre portée à notre expédition, tant à Washington, qu’à la Bourse de New York ou même à Londres. Il ne fallait tout simplement pas que l’on nous découvre. » Pourquoi, demande Ed Griffin ?Vanderlip donne une réponse à cette question dans le même article : « Éventer le secret du rassemblement de notre groupe en particulier et de nos travaux

équivalaient à anéantir toutes chances que le Congrès vote la Loi sur le comportement des banques. » Pourquoi ? Parce que le but de cette loi consistait à mettre un terme à l’empire de la Fiducie monétaire et croyez-le ou non,cette loi avait été écrite par les membres mêmes de la Fiducie monétaire. C’est aussi simple que cela. Si le public avait eu connaissance de cette réunion, le système de la Réserve fédérale n’aurait jamais vu le jour. Comme si l’on demandait à un renard de construire un poulailler et d’y installer un système d’alarme ! Cette réunion devait avoir lieu dans le plus grand secret. Ni le grand public,ni le Congrès ne l’aurait acceptée. En d’autres termes, on créa la Réserve fédérale secrètement

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Un jeu de mot trompeur…

Ce modèle de partenariat fut conçu en Europe, au 16

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siècle. On l’expérimenta et le perfectionna éventuellement avec la formation de la

Banque d’Angleterre

en 1694. À partir de cette date, tous les gouvernements européens ont utilisé ce mode de fonctionnement. Bien entendu, ils ne l’ont pas appelé le mécanisme de Mandragore, mais plutôt la Banque centrale. Amener ce mode procédé en Amérique exigeait qu’on le nomme différemment. Alors, après un long débat, ses créateurs, qui commencèrent par lui trouver le nom « Fédérale », parce que cela évoquait une opération gouvernementale, optèrent ensuite pour le mot « Réserve » afin que l’on croie à l’existence de réserves en un certain endroit. Enfin, ils ajoutèrent le mot « Système » parce qu’il semblait beaucoup plus important qu’il n’en ait l’air aujourd’hui. Souvenez-vous de la première concentration new-yorkaise du pouvoir – ils devaient convaincre les Américains qu’ils créaient un système réunissant plusieurs banques et non une seule. Construire d’énormes édifices bancaires à travers le pays. Nous savons maintenant que ce que nous avons obtenu n’a rien de fédéral, que les réserves n’existent pas,qu’en réalité, le système ne répartit pas ses pouvoirs et que les Réserves fédérales ne sont pas des banques.Ils ont monté cette brillante déception de toute pièce puis l’ont vendue aux Américains. La première ébauche du projet de loi sur la Réserve fédérale s’appelait la Loi Aldrich (the Aldridge Bill) parce que le sénateur Aldrich lui accordait son appui. Paul Warburg lui déconseilla toutefois d’agir ainsi parce qu'à son avis, le Congrès voterait contre ce projet de loi étant donné qu’on identifiait trop souvent Aldrich à des grandes entreprises. Toutefois, l’égo du sénateur Aldrich était tellement gonflé qu’il présenta tout de même le projet de loi Aldrich au Congrès. Warburg avait raison. Le Congrès refusa de l’accepter. Ce fut un contretemps mineur. Ils retirèrent alors le nom d’Aldrich du projet de loi et trouvèrent quelques démocrates millionnaires (le parti ami des petits contribuables) afin que ceux-ci apportent leur appui. Ces hommes s’appelaient Carter Glass, de la Chambre des représentants, et le sénateur Owen, un banquier lui-même très respecté au sein du Sénat. Puis, on changea le nom du projet de loi pour le Glass-Owen (the Glass-Owen Bill).

Aldrich et Vanderlip commencèrent alors à répondre à des entrevues pour condamner le projet de loi… qu’ils avaient eux-mêmes écrit.

Ils affirmaient que ce système ruinerait les banques et la nation.

Le grand public se dit alors : « si les grands banquiers ne sont pas en faveur de ce projet de loi, il doit alors s’agir d’un très bon système. » Une grande déception planifiée ! Il va sans dire que l’on comprenait parfaitement le fonctionnement de la psychologie de masse.

Pendant ce temps, les mêmes individus finançaient secrètement des messages pour louanger le nouveau projet de loi sur la Réserve fédérale. Ils donnèrent de l’argent aux universités. Ils établirent de nouveaux départements d’économie. Ils sélectionnèrent les professeurs et les directeurs des ces départements parmi leurs gens. CES professeurs commencèrent à vanter les mérites de ce nouveau et merveilleux système. Puis, à la demande de Paul Warburg, ils ajoutèrent quelques excellentes clauses au projet de loi. Cela contraria ses associés. Warburg leur rappela néanmoins que leur seul objectif visait à l’acceptation de ce projet de loi. Ils pourraient ensuite rectifier la situation.Ces nouvelles clauses ajoutées au projet de loi attirèrent l’appui de William Jennings Bryan, l’homme à la tête du mouvement populiste. Il s’était opposé au projet de loi depuis le début, mais en voyant les nouvelles clauses, il lui accorda sa faveur. Cet appui ouvra la voie au projet de loi. On a amandé la loi sur la Réserve fédérale plus de cent fois depuis son adoption. Chacune des excellentes clauses a depuis longtemps été éliminée. Par contre, plusieurs autres ont été rajoutées, ce qui a permis d'augmenter encore davantage les pouvoirs et la portée du système de la Réserve fédérale. La Loi fut adoptée majoritairement le 22 décembre 1913, avec l’appui du Congrès et du public. La créature quitta finalement l’ile Jekyll pour s’installer dans le district fédéral de Washington

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Les soi-disant objectifs de la

Fed

Reportons maintenant notre attention sur les objectifs du système de la Réserve fédérale. Selon ce que l’on nous a dit, l’objectif de la

Fed

consiste à stabiliser l’économie et à arrêter les opérations bancaires chaotiques. Paul Samuelson rédigea un manuel scolaire sur l’économie très populaire dans les collèges et universités américaines. Cet ouvrage soutient que la

Fed

découle de la panique de1907 avec ses épidémies de faillites bancaires alarmantes. Les États-Unis en avaient assez. Voici ce qu'apprennent les étudiants et voilà pourquoi ils piquent actuellement notre curiosité. Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale affirme qu’ils font cela pour aider les gens, pour stabiliser l’économie, afin que le peuple américain n’ait pas à subir une inflation démesurée ! Depuis sa création, la Réserve fédérale a présidé les Krachs de 1921 et 1929, la Grande dépression de 1929-1939, les récessions des années 53, 57, 69, 75 et 81 et le lundi noir de 1987, où 22 % des valeurs totales de la Bourse chutèrent en une journée. Nous savons tous que la dette des entreprises monte en flèche, que les dettes personnelles s’accroissent démesurément. Les faillites d’entreprises et personnelles n’ont jamais été si nombreuses. Les banques et les sociétés de crédit immobilier n’ont jamais essuyé un si grand nombre d’échecs. L’intérêt sur la dette nationale ronge la moitié de nos dollars imposés. L’industrie lourde est maintenant presque entièrement remplacée par des compétiteurs outre-mer. Pour la première fois dans l’histoire, nous faisons face à une balance commerciale internationale déficitaire. Des étrangers possèdent maintenant 75 % du quartier centre de Los Angeles et des autres régions métropolitaines. Plus de la moitié de la nation est officiellement en récession. Voici les résultats scolaires obtenus par le système de la Réserve fédérale après 80années de soit disant stabilisation de notre économie. La

Fed

n’a pas atteint ses objectifs. Pourquoi ?Parce qu’à mon avis,

ces derniers n’ont jamais été ses buts réels !

Quels sont les véritables objectifs de la

Fed

? Quels buts réels un cartel quelconque peut-il viser ?Tous deux cherchent à accroitre les marges bénéficiaires des membres et à stabiliser leur situation sur le marché. En gardant cela à l’esprit, une image différente s’offre maintenant à nos yeux. Ils remportent un grand succès. Les banquiers de l’ile Jekyll voulaient atteindre trois objectifs :

1. Mettre un terme à l’éparpillement de leur pouvoir pour le concentrer à New York.

Ils auraient plutôt dû faire exactement le contraire. Ils craignaient que des banques dynamiques apparaissent brusquement à travers tout le pays. Ils désiraient éliminer la concurrence que représentaient les nouvelles banques en imposant des conditions auxquelles les grandes banques pouvaient répondre mais non les petites ;

2. Renverser la tendance de ce qu’ils appelaient la formation du capital privé. Ils ne voulaient pas que les individus dépensent leur propre argent . Ils désiraient que tout le monde aille à la banque pour se procurer de l’argent.

En début de siècle, la formation de capital privé tendait à s’établir et plus particulièrement en affaire. Les entreprises investissaient certains de leurs profits dans un fonds.Ce capital prenait de la valeur, puis les dirigeants de ces entreprises utilisaient leur propre argent pour construire des usines, organiser la recherche et le développement ou pour faire quoique ce soit d'autre. Les banques n’appréciaient pas cette tendance. Elles voulaient inciter les entreprises à recommencer à emprunter leur argent. Elles savaient que la seule façon d’y arriver consistait à baisser les taux d’intérêt. Contrairement à aujourd’hui, il n’existait aucun mécanisme pour augmenter ou réduire les taux d’intérêt…

parce qu’à cette époque, l’argent était avalisé par l’or et l'argent.

On ne peut contrôler ce type d’argent. C’est une question d’offre et de demande. Personne,individu ou politicien, ne peut le faire. Seuls des millions de citoyens en interaction libre peuvent le contrôler.

Ils savaient que la seule façon dont ils disposaient pour ramener les gens dans les banques consistait à réduire artificiellement le taux d’intérêt normal. Ils affirmèrent que la nation requérait une devise flexible…pour répondre aux demandes de l’industrie.

Que cela signifie-t-il ? Del ’argent créé à partir de rien. Si vous arrivez à créer cela, vous n’aurez pas à percevoir beaucoup

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d’intérêts pour faire des profits.

Une devise souple leur permettra de réduire les taux d’intérêt sous le niveau normal, de réaliser des profits en quantité importante et d’inciter les hommes d’affaires à revenir aux banques. Le deuxième objectif consistait donc à établir une devise souple.

3. Transférer les pertes inévitables des banques aux contribuables au nom de la protection des gens.

Ceux-ci sont les véritables objectifs de la Réserve fédérale.Émettons maintenant un autre bulletin scolaire pour savoir à quel point elle les a atteints.

1. Ont-ils réussi à garder le contrôle en ce qui a trait aux grandes banques new-yorkaises ? Oui !

Pendant que nous disposons des grandes banques dans l’ouest et le sud des États-Unis, les incomparables méga banques de New York se développent dans toutes les grandes villes du monde.Les grandes banques poursuivent leur domination. Il y a quelques années, William Grider écrivit un ouvrage très important :

Les secrets du temple

, publié par

Simon et Shuster

(une maison d’édition notoire aux États-Unis). On décrivit le contenu de ce livre comme une attaque incisive envers le système de la Réserve fédérale. Deux points ressortaient de cet ouvrage. Grider y racontait une excellente histoire qui ne camouflait aucun détail. Il prouva tout à fait que la Réserve fédérale avait toujours agit contre l’intérêt public et qu’elle avait été conçue ainsi dès le tout début.

Quelles étaient alors ses solutions ? Abolir la

Fed

? Non. Rien d’extrême à ce point. Pensait-il à une réforme ? Non plus. Il y proposait plutôt de se détendre et d’apprendre chemin faisant parce que tout était si compliqué, mais à la fois sous contrôle. Dans le fond, nous n’avions besoin que d’hommes plus intelligents, c’est-à-dire d’une opposition contrôlée. Selon lui, cela ne faisait aucune différence d'être explicite dans notre histoire. Cela ne changerait rien de condamner. Ne pas disposer d’une solution réaliste revenait à ne pas détenir de solution du tout.

Il ne s’agit pas d’un problème entre républicains et démocrates. Même si les républicains ont promu la cause de la

Fed

à un degré supérieur, les membres du parti démocrate ont eux aussi mis la main à la pâte. On parle alors d’opposition contrôlée.

La Réserve fédérale obtient donc un « A » pour avoir conservé le contrôle à New York.

2. A-t-elle réussi à renverser la tendance à former du capital privé ? Oui !

La réduction des taux d'intérêt durant certaines périodes allécha les individus et les entreprises à un point tel qu’il eût été fou de ne pas en tirer profit. Pourquoi économiser votre argent ? C’est stupide ! Alors, ces derniers se ruèrent dans les banques et empruntèrent considérablement. Puis, l’économie vacilla. Par conséquent, ils ne purent rembourser leurs dettes et durent déclarer faillite. Présentement, plusieurs entreprises et individus parviennent tout juste à payer l’intérêt sur leur dette.

Plus incroyablement encore, de nombreuses entreprises remboursent maintenant plus d’intérêt aux banques qu’elles ne payent de dividendes à leurs actionnaires.

Pensez-y. Les banques, qui ont fabriqué l’argent à partir de rien, gagnent plus d’argent que ceux qui travaillent pour le gagner, l’économiser, le risque et l’investir dans le but d’acheter ces entreprises.

Une fois encore, la Réserve fédérale obtient un« A » grâce à sa devise souple. Elle est parvenue à renverser la tendance de la capitalisation privée.

3. Transférer les pertes inévitables des banques aux contribuables au nom de la protection des gens.

Ce petit jeu s’appelle : mettre en liberté provisoire sous caution. Lorsqu’une grande banque se retrouve dans le pétrin à cause d’une entreprise majeure ou parce qu’un pays du tiers monde n'arrive plus à payer sa dette, elle se tourne vers le Congrès et lui demande de mettre cette entreprise ou ce pays en liberté provisoire sous caution. Autrement, cela porterait atteinte aux gens de l’Amérique. Si l’on accepte la disparition de cette vénérable entreprise, il faudra penser à tous les gens qui perdront leur emploi et qui se retrouveront sur l’aide sociale. Si le pays ne peut payer, le gouvernement des États-Unis devrait le faire à sa place parce qu’autrement, la banque de New York devra considérer son remboursement comme perdu, faire faillite techniquement et fermer ses

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portes. Pensez à ces milliers de personnes qui ont placé leur argent dans cette banque et qui risquent d'en ressentir les effets. Qui sait, peut-être que cette banque entrainera toutes les autres dans son sillon en un effet de dominos. Une dépression ou une récession pourrait faire souffrir les gens. Le Congrès vote alors des fonds pour garantir les emprunts ou fait les paiements entièrement. Ce principe ne s’applique qu’aux grandes banques. Des entreprises majeures telles la

Penn Central Railroad and Lockheed Corporation

en 1970, la

Commonwealth Bank of Detroit

en 1972, la ville de New York en 1975, la

Chrysler Corporation

1978, la

First Pennsylvania Bank

en 1980

,

la

Continental Illinois

, la plus importante banque à ce jour, en 1982 et de nombreux pays, qui n’arrivaient pas à effectuer les paiements auparavant, les font maintenant grâce à l’argent prêté par le Fonds monétaire international et la

World Bank

. Ces derniers ont obtenu cet argent de la Réserve fédérale qui l’a, elle, obtenu de vous et moi à travers le mécanisme de Mandragore.Comme dernier sujet de ce chapitre, nous aborderons le thème de l’usure.

Qu’est-ce que l’usure ?Un intérêt de taux excessif.

Autrefois (au temps biblique), on définissait usure en tant qu’intérêt sur un prêt. Aujourd’hui, cela signifie intérêt excessif sur un prêt. Thomas Edison disait que les gens quine contribuaient rien à un projet, en récoltaient plus d’argent que ceux qui y investissaient tout le travail et les matériaux. Je me suis imaginé que sur le prix d’une maison de 100 000 $, 30 000 $serviraient à payer les frais de l’architecte, le terrain, les permis, etc. Le reste de l’argent, soit 70 000$, permettrait de payer les matériaux de construction et les travailleurs. J’ai supposé que l’acheteur irait à la banque pour déposer 20 % du montant total et faire un emprunt sur 30 ans à un taux d'intérêt de 10 %. En calculant tout cela, vous arriverez à la même conclusion que moi : l’acheteur payera plus de 172 741 $ en intérêt à la banque, comparativement aux 70 000 $ versés aux travailleurs. En d’autres termes, la banque gagnera 2,5 fois plus que les autres. Cet argent fut créé à partir de rien. Charger 172 741 $ d’intérêt sur rien est excessif. Il est temps de donner une nouvelle définition au mot usure : tout intérêt chargé sur tout prêt d’argent créé à partir de rien. Cet exemple de maison de 100 000 $ ne représente qu’un infime petit grain de sable dans le désert du Sahara.Vous devez multiplier ce procédé par toutes les maisons, tous les hôtels et les gratte-ciel, toutes les avions à réaction, les automobiles, les usines, tous les entrepôts et sur toutes les fermes et leurs équipements de l’Amérique pour obtenir le montant que récolte les banques. On parle ici d’une rivière de richesses non gagnées et flottant continuellement à l’intérieur du cartel bancaire qui est tellement éparpillé qu’il nous est impossible à imaginer. La somme totale dépasse tout entendement.Cet argent devrait revenir à ceux qui travaillent pour le produire et non à ceux qui ont monté un extraordinaire racket ! Où va cet argent ?Lorsque l’on possède tout l’argent nécessaire pour s’offrir tous les petits plaisirs de la vie, que reste-t-il à acquérir ?

Le pouvoir !

Les membres du cartel bancaire utilisent cette rivière de richesses pour se procurer le pouvoir à nos dépens. Ils achètent le monde avec ces argents. Ils contrôlent les sociétés et les institutions qui offrent leurs directions et leurs orientations à des gens qui dépendent,vivent et agissent en fonction de ces dernières. Sur le plan technique et en termes sociologiques, on les appelle des centres de pouvoirs. Ils achètent l’influence et le contrôle de leurs dirigeants. Ce qui signifie qu’ils achètent des politiciens, des partis politiques, des réseaux de télévision, des réseaux câblés, des journaux, des magazines, des agences de publicité, des agences de presse, des studios cinématographiques, des universités, des syndicats de travailleurs, des organismes religieux, des associations commerciales, des institutions à but non lucratif, des sociétés multinationales, des mouvements de scoutisme pour garçons et filles, et ainsi de suite. N’importe quel groupe qui exerce une influence constitue une cible parfaite pour accroitre ce contrôle. Et plus précisément ceux qui s'opposent à eux. Ce phénomène existe dans la plupart des pays industrialisés. Il est absolu dans plusieurs pays en voie de développement. Ils ont acheté ces pays.Ne vous est-il jamais arrivé de vous questionner ce qui se passe dans les bureaux de la

World Bank

et des Fonds monétaires internationaux ? Vous constaterez que le Congrès autorise de temps en temps un autre prêt ou un don de 100 milliards de dollars à un petit pays. Il affirme qu’il agit ainsi pour

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accroitre le niveau de vie de ce dernier. Pouvez-vous le croire ? Si vous observez toutes les nations qui, au cours des dernières décennies, ont reçu de l’aide, pouvez-vous en trouver une seule dont le niveau de vie de ses citoyens a augmenté. Dans la plupart des cas, c’est tout le contraire. La raison est simple. L’argent ne servait pas à cela. On ne remet pas l’argent aux gens ni aux entreprises. On le donne plutôt aux politiciens et aux gouvernements pour consolider leurs mécanismes de contrôle des gens. Ils n’ont rien à faire du bien-être de leurs gens. Leur propre confort prime. L’idéologie ne veut rien dire pour eux.

Le socialisme, le capitalisme, le communisme, le fascisme, n’ont aucune signification. Tout ce qu’ils désirent c’est l’argent. Il est choquant de constater qu’en Amérique du Nord nous devons traiter avec les 2

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et 3

e

générations de familles sur l’aide sociale.

En plus

,

le système actuel a créé parmi les gouvernements du tiers monde, une deuxième et troisième génération d’assistés sociaux. Ils sont dépendants. Ils ne sauraient que faire sans cet argent. Ils sont maintenant en place dans l’ordre mondial.

Ce transfert de richesses au tiers monde, qui provient de l’Amérique, n’augmente non seulement pas leur niveau de vie, mais contribue également à diminuer le nôtre. Cela fait partie de la stratégie. Une nation vigoureuse n’est pas sujette à rendre sa souveraineté, mais une faible nation l'Est. Si on peut faire fléchir l’Amérique, elle acceptera surement les mesures totalitaires des Nations Unies pour garder la paix ou les secours d’un système monétaire international. Le jeu ne s'appelle pas la richesse, mais le pouvoir.

Qu’allons-nous faire de cette créature ? Qu’allons-nous faire du Congrès ? Ils ont créé un monstre et peuvent l’abattre. Nous devons toutefois mettre le feu sous les sièges qu’occupent les membres du Congrès. Nous devons élire de nouveaux visages au Congrès. Par contre, les électeurs doivent être informés.

Nous avons besoin d’une armée éducative sur place. La mauvaise nouvelle c’est que nous manquons de temps. Le nouvel ordre mondial se concrétise autour de nous. Une cour de justice mondiale, une autorité d’imposition mondiale, un système monétaire mondial, une armée mondiale. En ce moment, environ la moitié de l’armée des États-Unis fonctionne sous le commandement de dirigeants étrangers.

Il y a également une bonne nouvelle : nous pouvons encore y arriver. Il nous reste du temps. Nous sommes encore libres. Nous pouvons encore parler librement. Nous pouvons encore élire les représentants de notre choix. Rappelez-vous : notre liberté en dépend. Merci !

Vous venez de lire l’adaptation en français d’une présentation que donnait M. Edward Griffin, l’auteur

 

Mots clés Technorati : ,

No de billet 457-21-70-40-1

jeudi 21 juillet 2011

DSK – Ca sent le complot à plein nez

Affaire DSK: possible affaire d'Etat

AFP

Mis en ligne le 21/07/2011

VIDEO "Si le gouvernement n'a rien à cacher, il n'y a pas de raison qu'il ne donne pas une suite favorable à une demande qui semble légitime dans une grande démocratie comme la France."

Le club DSK évoque "une possible affaire d'Etat" après les dernières révélations concernant un mail envoyé par le directeur de la gestion des risques du groupe Accor au sujet de l'affaire Dominique Strauss-Kahn.

"Ces dernières révélations (..) attestent d'une possible affaire d'Etat sur laquelle nous demandons des explications claires et précises au président de la République", écrit dans un communiqué le club DSK, lancé il y a un an pour "créer les conditions d'une alternative durable de la gauche autour de son meilleur candidat naturel".

"Les multiples connections surprenantes entre le groupe français Accor, propriétaire de la chaîne hôtelière Sofitel, et le cabinet du président de la République ainsi que des fonctionnaires de police sous l'égide de Claude Guéant interrogent les citoyens français", souligne le club DSK.

"Si le gouvernement n'a rien à cacher, il n'y a pas de raison qu'il ne donne pas une suite favorable à une demande qui semble légitime dans une grande démocratie comme la France", ajoute-t-il en qualifiant d'"étroits, répétés et particulièrement opaques" les liens entre le groupe Accor et l'Etat français dans le cadre de l'affaire DSK.

Un cadre d'Accor, Xavier Graff, fait l'objet d'une "procédure de sanction disciplinaire" après avoir envoyé un mail, daté du 24 juin, au colonel Thierry Bourret, patron de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et la santé publique (OCLAESP).

Dans ce mail, M. Graff écrit: "au Sofitel NY, nous avons réussi à +faire tomber+ DSK. Nous espérons que l'OCLAESP arrivera à faire tomber quelques cyclistes tricheurs cet été", selon Le Point qui publie un fac-similé du mail.

M. Graff était de permanence le 14 mai, jour de l'interpellation de Dominique Strauss-Kahn à New York, alors que des interrogations subsistent sur l'heure à laquelle l'Elysée aurait été prévenu de l'arrestation de l'ex directeur général du FMI.

Sur le même sujet:

Video: l'avocat de Tristane Banon à New York


Banon - DSK : Hollande dit ne pas être concerné par BFMTV

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No de Billet : 772-11-70-12-1

lundi 28 mars 2011

Le pouvoir militaro-industriel contre la démocratie

Je reproduis un excellent texte publié sur Vigile.net

Le pouvoir militaro-industriel contre la démocratie

www.legrandsoir.info
lundi 28

mars 2011


Thierry BRUGVIN - Le ministère de la défense est généralement le ministère de la guerre. Derrière les discours sur la sécurité nationale du pays, ou l’aide à la population d’une nation étrangère, ce sont généralement les intérêts de l’industrie nationale qui sont défendus. Parallèlement à la lutte entre transnationales, se déroule une lutte entre Etats. Il s’agit de conflits déclarés (guerre) ou secrets (tels la guerre froide). Ce qui est en jeu, c’est le nationalisme, c’est à dire la volonté de puissance de Nietzsche [1], au plan psychologique, politique ou économique, des dirigeants politiques, économiques et parfois même des peuples. Il existe différents mécanismes de nature souvent anti-démocratique, voir illégale, que nous allons tenter d’expliquer à présent.

La manipulation mentale renforce la domination sur autrui ou sur la société.

Castoriadis tient un discours radical sur les méthodes de manipulation et de ses acteurs. « il s’agit d’éradiquer, dans l’esprit et l’âme du patient, toute trace d’un penser et d’un vouloir propres (…). Son savoir peut évidemment comprendre aussi une certaine connaissance des processus psychiques profonds, comme l’a montré Bruno Bettelheim dans son analyse (...) du traitement des prisonniers dans les camps nazis : il s’agissait de briser l’image de soi du prisonnier, de démolir ses repères identificatoires. Avant Bettelheim et indépendamment de lui, Orwell avait vu cela clairement et profondément dans 1984 » [2].

Dans le même ordre d’idée, Naomi Klein, dans son livre la Stratégie du Choc (2008) [3], explique que l’armée américaine a mis au point des techniques de tortures fondées sur le choc psychologique, comme l’on montré notamment les procès concernant les détenus Abou Ghraïb en Irak ou de Guantanomo Bay au large de Cuba. Ces méthodes consistent, par exemple, à réveiller les prisonniers en pleine nuit, à les frapper par surprise, à les torturer physiquement et mentalement. Cela va engendrer un état psychologique d’hébétude, de stupeur, d’insécurité, qui conduit alors les individus à être plus fragiles et à accepter plus facilement les suggestions ou injonctions.

Ces techniques s’inspirent des expérimentations techniques de contrôle mental des nazis, des expérimentations du Dr Cameron à l’institut de psychiatrie « Allan Memorial » dans les années 50, puis de la CIA durant les années 60, 70 (MK Ultra), visant au départ à faire avouer de force des prisonniers de guerre grâce à des chocs psychologiques et à des méthodes de régressions mentales. La CIA diffusa ses techniques dans les dictatures d’Amériques du Sud, tel que le Chili, afin de mieux contrôler et terroriser ses populations.

Naomi Klein explique, qu’au Canada, durant les années 50, dans le cadre du Projet Bluebird, au sein de l’institut Allan Memorial, le pavillon psychiatrique de l’Hôpital Royal Victoria, un docteur d’origine écossaise Ewen Cameron avait mis secrètement en place une technique dite de ’confrontation psychique’ du patient (généralement ayant des troubles mentaux), technique basée sur les électrochocs sur le corps, l’internement dans le noir, la soumission aux bruits et aux images entraînant la phobie générale de l’individu. Ewen Cameron croyait avec sa technique détruire les anciennes structures psychologiques du patient pour recréer un ’homme nouveau’, malléable mentalement grâce à son retour brutale à une infantilisation forcée. Les pratiques de Cameron furent dévoilées au cours des années 1970, lors de commissions d’enquêtes sur les services secrets des Etats-Unis. En 1988 un procès a été initié par 8 plaignants contre la CIA et le gouvernement canadien. Linda Macdonald, résidente de Vancouver, a été victime en 1963, des expériences du Dr Cameron. (Weinstein, 1990) [4]. En novembre 1992, le gouvernement canadien accepte de dédommager 8 canadiens, qui se sont partagé la somme de 750 000 $. Un document déclassifié de la CIA daté du 7 janvier 1953 décrit la création expérimentale d’une personnalité multiple chez deux filles de 19 ans. ’Ces sujets ont clairement démontré qu’elles peuvent passer d’un état entièrement éveillé à un profond état H [hypnotique] commandé par téléphone, en recevant de la matière écrite ou par l’utilisation de code, de signal ou de mots, et que le contrôle des hypnotisés peut être passé d’un individu à l’autre sans grande difficulté. Il a été également montré par expérimentation avec ces filles qu’elles peuvent agir comme messagers involontaires pour des buts informatifs’ (CIA,190684) [5].

Un des domaines principaux étudiés par la CIA, crée en 1947, était le contrôle de l’esprit. Officiellement, il s’agissait de faire face à l’essor de techniques similaires par les soviétiques, les chinois et les nord-coréenne. La CIA a lancé son premier programme en 1950 sous le nom d’oiseau Bleu (Bluebird). Le programme MKUltra a officiellement commencé en 1953 et clôturé en 1964. En 1973, informé de futures investigations, le directeur de la CIA du moment, Richard Helms a ordonné la destruction de toutes les archives Mkultra (Helms, 1953) [6]. Néanmoins ils en ont oublié quelques-unes unes, tel un mémorandum, déclassifié, de Hermans, le directeur général de la CIA en 1963, qui explique que le programme Mkultra (Mental Kontrol Ultra) concernait des expériences sur des « concepts impliqués dans la manipulation du comportement s’avèrent être pour beaucoup de gens dans et hors de l’agence [CIA] déplaisants et contraires à l’éthique. Néanmoins, il y a eu des accomplissements majeurs à la fois en recherche et en usage opérationnel. Au cours des dix ans de vie du programme, beaucoup de voies additionnelles au contrôle du comportement humain ont été désignées sous la charte MKULTRA, y compris les radiations, les électrochocs et les substances de harcèlement. Certaines activités soulèvent des questions de légalité implicite dans la charte originale. Une phase finale des tests met en péril les droits et les intérêts des citoyens des USA » (Hermans, 1963) [7]. …

Naomi Klein, considère donc, que le néolibéral américain Milton Friedman s’inspire de ces pratiques. Dans l’introduction de son livre Capitalisme et Liberté, Friedman, préconise un « traitement de choc » pour faire accepter des réformes néolibérales et impopulaires. Seule une crise entière ou imaginaire peut entraîner un changement profond » (Friedman, 1971) [8]. Une crise peut prendre des formes multiples, crise économique, guerre, coup d’Etat, attentat terroriste, catastrophe naturelle ou industrielle…

Les intérêts des entreprises peuvent se cacher derrière les guerres locales et nationales.

Officiellement, le départ pour la guerre contre une nation adverse est toujours légitimé par des mobiles vertueux, de hautes valeurs morales : la défense de la liberté, de la démocratie, de la justice. Mais derrière ces nobles motifs, les véritables motivations sont parfois moins claires.

Les guerres permettent de contrôler économiquement un pays afin de permettre aux entrepreneurs privés d’une nation de s’accaparer les richesses (pétrole, uranium, minerais...) ou humaines du pays, Le Chili aura été terrain d’expérimentation des théories libérales de Milton Friedman consistant à mettre sous tutelle les pays producteurs de matière première (énergie, métaux, nourriture...) afin de garder la maîtrise de l’économie mondiale. Cela supposait de briser les gouvernements et l’économie de ce type de pays [9]. Ce pays, à aussi été l’occasion de mettre en pratique, « la stratégie du choc », imaginé par Milton Friedman et décrit par Naomi Klein.

De 1945 jusqu’en 1989 (la chute du mur de Berlin) la guerre froide a été un des causes importantes des conflits. Une majorité des conflits nationaux (Burkina Faso, Angola, Chili, Bolivie...) étaient renforcés, attisés ou créés par la lutte entre le camp occidental, contre le camp soviétique. Malgré le discours d’indépendance de la France envers les Etats-Unis, notre pays a soutenu régulièrement ce dernier, notamment en favorisant la diffusion de l’arme atomique au camp occidental (Israël, Afrique du Sud durant l’apartheid...) [10].

Le Partage amiable des zones d’influence fait aussi parti des instruments de contrôle. Durant, la guerre froide, un accord tacite entre les Etats-Unis et la France a permis à cette dernière d’exploiter et de contrôler l’Afrique francophone, tandis que les Etats Unis s’octroyaient l’Afrique anglophone et l’Amérique du Sud [11].

Financer chacun des deux camps offre l’opportunité de gagner à tous coups.

Cela peut se faire dans le cadre d’élection politique ou bien durant une guerre en finançant les armes des deux camps, Elf finançait les deux parties en conflit dans la guerre civile angolaise qui opposait depuis 1975 le gouvernement et un mouvement rebelle, l’UNITA [12].

Durant la guerre de sécession, de 1861 à 1865, aux Etats Unis, les banques Rothschild attisa le conflit. Entre 1860 et 1861, leur agent Georges Bickley fit pression en faveur des Etats Confédérés, tandis que deux autres de leurs agents, ’J.P. Morgan’ et d’’August Belmont’, soutenaient les camps opposés, les sudistes.

La banque Rothschild de Londres finança discrètement les Etats du Nord (Les confédérés).. et celle de Paris finança les Etats du Sud. Cependant, après la guerre, en 1862 et 1863, le Président Lincoln, qui avait compris leur manœuvre, refusa, de rembourser les intérêts à la banque Rothschild. En représailles, Lincoln, fut assassiné le 14 avril 1865, par John Wilkes Booth, sur l’ordre des Rothschild.

Le fait d’entretenir la guerre entre deux camps en leur vendant à chacun des armes, pour les diviser et les affaiblir, va permettre au financeur de s’enrichir et d’asseoir son pouvoir, comme l’a fait notamment la France durant la guerre Iran-Irak [13]. Le procédé est classique et peut se résumer ainsi.

- Attiser les conflits discrètement en s’appuyant sur ses propres agents, qui ne révèlent pas pour qui ils travaillent.

- S’enrichir par la vente d’arme

- Passer pour le sauveur vis à vis du camp des vainqueurs et s’en faire un nouvel allié, utile pour ses futurs profits économiques.

La guerre extérieure vers un Etat étranger visent généralement des objectifs géostratégiques

Les guerres ont parfois un motif économique et politique indirect. Lorsque les gains économiques ou politiques directs sont très faibles, alors les opérations humanitaires par les armées sont quasiment inexistantes. De très nombreux conflits et massacres des populations sont commis dans des dizaines de pays, sans même que l’opinion publique mondiale soit informée. Par exemple au Congo-Brazzaville, cette guerre a fait des centaines de milliers de morts et officiellement la France n’était pas présente et les médias n’ont quasiment pas fait part de cette guerre [14].

La France conserve une base militaire au Tchad qui est, lui aussi, situé au cœur de l’Afrique et qui permet d’accéder à de nombreux pays connexes, comme le Soudan (le pétrole du Darfour), le Cameroun (bois), la Centrafrique... En 2008, durant la tentative de coup d’Etat, elle a donc soutenu militairement le dictateur Idriss Déby, afin de conserver notamment cette situation.

S’il n’y a pas de motif économique, il est rare qu’il n’y ait pas un motif politique. Soutenir un pays, c’est aussi s’assurer un allié supplémentaire dans les organisations internationales, son vote à l’Assemblée générale de l’ONU et dans d’autres de ses agences. De plus les guerres et le développement du terrorisme permet aux puissances militaires dominantes (USA, OTAN, France...) de pénétrer des zones et de s’y installer durablement, afin d’y consolider leur influence et leur maîtrise.

Créer une fausse révolte populaire nationale peut permettre de cacher un coup d’Etat par un gouvernement étranger.

En prenant l’aspect d’une rébellion classique, les mercenaires jettent le doute sur la légitimité de tel ou tel gouvernement et introduisent l’idée que le régime est précaire et n’a pas le soutien de toute la population et donc doit être condamné. Cela contraint donc le gouvernement à entrer en conflit et il devient alors l’agresseur aux yeux de la communauté internationale.

De nombreux, putschistes et mercenaires sont financés par un Etat ou une entreprise étrangère, afin de servir leurs intérêts. Ainsi si le coup d’Etat réussit, ces derniers seront proches d’un pouvoir qui servira leurs projets économiques ou politiques. Si le coup d’Etat échoue, compte tenu du fait qu’ils ne sont pas les acteurs de ce coup de force, ils ont peu de chance d’être inquiétés.

Lorsqu’un Etat A ne sert pas ou plus les intérêts des entreprises d’un Etat B, le gouvernement de ce dernier use parfois du coup d’Etat pour placer de nouveaux dirigeants au pouvoir, qui seront plus à même de servir leurs intérêts.

Le plus célèbre dirigeant des escadrons de la mort en Bolivie fut Klaus Barbie avec sa milice los novios de la muerte qui sévit pendant les années 1970. Elle fut financée par la CIA et les narcotrafiquants boliviens et prendra part au coup d’Etat qui installe le gouvernement de Luis Arce-Gomez avec une répression qui fera 25000 disparus [15]. Les Etats Unis firent de même au Chili contre Salvador Allende pour y placer le Général Pinochet. Le 11 sept 1973 au Chili : un coup d’Etat militaire aura été le début de la conquête Etats-uniennes, néo-libérale, impérialiste et militaire, de l’Amérique latine, puis du monde. La CIA a ainsi été l’instigatrice, d’autres coups d’Etats (Argentine, Brésil, Uruguay..) visant à placer au pouvoir des dirigeants d’extrême droite bénéfiques aux intérêts états-uniens [16].

La guerre accroît les dépenses de l’Etat et les profits des entreprises.

Elle permet la prédation des richesses d’un autre Etat, d’une autre région ou d’une autre ethnie. Le génocide des juifs a permis au régime nazi de s’accaparer les richesses des familles déportées. La guerre des Etats-Unis contre l’Irak a accru les bénéfices de l’industrie privée d’armement des Etats-Unis notamment. Le financement des deux camps de la guerre civile par Elf au Congo-Brazzaville, en Angola, a accru les profits de marchands d’armes (tel Falcone) [17].La vente d’arme par la France et les Etats Unis notamment aussi bien à l’Iran qu’à l’Irak, durant leur longue guerre, a permis aux vendeurs d’armes de s’enrichir. De manière générale, l’extension des conflits dans le monde profite aux vendeurs d’armes. Ainsi, la carrière politique de Jacques Chirac a été lancée par le marchand d’armes Marcel Dassault [18].

Les milices privées permettent notamment de faire la guerre par procuration.

Lorsqu’une armée ne veut pas faire la guerre directement, elle peut s’appuyer sur différents moyens. En faisant appel à des milices privées, ou des mercenaires, l’armée officielle ne peut être tenue pour responsable des actes illégaux commis [19]. Les armées privées (appelées ’sous-traitants’ par le Pentagone) représentent 10% des effectifs américains envoyés en Irak. En France, pour les projets liés à la France Afrique, on privatise temporairement des membres de l’armée ou des services secrets, afin de dégager notre pays de ses responsabilités. En louant les services d’armées privées, les états n’auront plus besoin d’entretenir en permanence une armée nationale dont l’utilisation effective n’est que ponctuelle. Avec la croissance de l’insécurité se banalise l’existence de polices et milices privées, pour les résidences ou les quartiers les plus riches. Le développement de l’économie libérale contribue à présenter l’idée d’armées privées comme un moyen de diminuer le coût des armées tout en améliorant leur efficacité. Cela permettra aussi aux grandes multinationales (Total, Shell...) de défendre directement leurs intérêts dans le monde.

Le financement des services secrets s’avère parfois illégal, même dans les Etats de droit.

Les services secrets français et états-uniens notamment, souhaitent souvent disposer de budget plus conséquent. Or, les gouvernements et les parlements ne sont pas toujours disposés à répondre à leur requête. De plus, certaines actions, du fait qu’elles sont classées « secret défense » (de manière légitime ou non) peuvent difficilement être rendues publiques et défendues auprès des parlementaires.

Le secret de la raison d’Etat est la boite de Pandore contre la transparence démocratique. Au-delà du financement des services secrets, les Etats, sous le motif de la raison d’Etat, classent « top secret » certaines affaires. Le fait qu’il faille parfois, pour des raisons de défense nationale invoquer le « secret d’Etat », engendre un biais très préjudiciable dans la transparence de la démocratie. Si au départ, les motifs sont légitimes, ensuite, la pratique se développe et les élus, ou les administrateurs de l’Etat utilisent le motif de la raison d’Etat pour dissimuler des éléments dont leurs citoyens devraient légitimement être informés. En 1989, par exemple, sous les motifs officiels de ne pas inquiéter la population, les français n’ont pas été informés à temps des retombées du nuage radioactif de Tchernobyl. En réalité, on peut supposer que le lobby militaro-industriel du nucléaire n’avait pas intérêt à laisser se développer une psychose autour du danger des centrales nucléaires.

’Retourner’ les opposants ou les assassiner permet aux Etats de briser les contre-pouvoirs.

Une pratique fréquente dans les dictatures, mais qui existe aussi dans les pays dits démocratiques consiste à ’retourner’ les opposants ou à les assassiner. Thomas Sankara, que l’on qualifie parfois de Che africain, était un grand espoir pour un renouveau socialiste en Afrique. Il est officiellement décédé de mort naturelle. Or, il fut assassiné le 15 octobre 1987, de 12 balles, dont deux dans la tête par des hommes au service de Brice Compaoré, son frère adoptif [20]. Les plus importants services secrets mondiaux, les anglais, Mossad (Israël), CIA (Usa), DGSE (France), KGB (Urss) et les services de renseignements du Vatican, étaient présents sur le sol burkinabé, afin de veiller à la bonne marche de leurs intérêts. Ce fut pour des raisons relativement proches qu’au Congo Belge, Patrice Lumumba, a été assassiné, le 17 janvier 1961, afin de briser un mouvement socialiste qui risquait de se propager à toute l’Afrique [21].

Utiliser la dette des Etats donne l’occasion d’opprimer une population (dettes d’oppression).

« Les dettes d’oppression résultent de prêts contractés pour financer des activités humiliantes, agressives criminelles contre la population qui s’est endettée. Il s’agit par exemple de prêts utilisés pour installer de facto, maintenir ou renforcer un régime dictatorial ou répressif, de fonds destinés à l’achat d’armes pour réprimer des soulèvements de l’opposition, de fonds destinés à la construction ou à l’intendance de centre de détention et de tortures ou de camps de concentration, de fonds destinés à la formation ou à l’entretien de corps militaires spécialisés entrainés à ces fins, etc. » [22].

Par exemple en Afrique du Sud à Sharpeville, en 1960, les forces de police ont réprimé une manifestation, ce qui se solda par 69 personnes noires mortes, 400 blessés et 11727 arrestations (Ramos, 2008, 81). L’année de la célèbre répression contre la manifestation étudiante de Soweto en 1976 qui fit 200 morts, le FMI, appuyé par la Grande Bretagne et les Etats-Unis, fit un prêt de 464 millions de $, soit l’équivalent des ses dépenses d’équipement militaire durant cette année la [23].

L’Afrique du Sud, entre 1948 et 1991, a ainsi, mené une politique d’apartheid, c’est-à-dire qu’elle prônait la suprématie de la race blanche et exerçait sa domination et sa répression sur la population non blanche. Entre 1980 et 1993, on a calculé que les bénéfices légués aux entreprises étrangères qui ont commercé avec ce régime, notamment pour réprimer la population, s’élève à 41 milliards de $ [24].

Parfois les banques n’hésitent pas à financer illégalement la répression des populations et le soutien aux dictateurs.

Bien que dès 1973, les Nations Unis aient qualifié l’apartheid, de crime contre l’humanité, la communauté financière a continué à concéder des prêts au gouvernement sud-africain. C’est majoritairement les fonds publiques, mais par l’aide bilatérale qui ont financé l’Afrique du Sud, en 1993, l’Afrique du Sud devaient 90% de ses aides extérieures à long terme à quatre pays : Etats-Unis, la France, l’Allemagne et la Suisse. « Durant toute la période d’apartheid, au moins 30 grandes banques et 230 de moindre envergure furent engagées pour financement du régime » [25]. Cette aide financière était réalisée en parallèle au soutien des Etats-Unis, via la France, à la création de la bombe nucléaire sud africaine.

L’appui des banques fit l’objet de plaintes, notamment à New York, par les victimes de ce régime d’apartheid, en 2002, par l’apartheid Kumlumani Support Group. La plainte portait contre 21 banques et entreprises étrangères. Parmi ces banques on compte Barclay National Bank, Crédit Suisse, Deutsche Bank AG, Ford, J.P Morgan Chase (Bank) et parmi les entreprises BP, Chevron Texaco, Shell, et Total Fina-Elf pour la France. Une autre plainte avait été déposée pour le même motif, dès 1992, par d’autres victimes. Les banques soutiennent souvent les marchands d’armes, les guerres et la dette de guerre. « Les dettes de guerre considérées comme illégitimes dérivent de prêts qui ont financé des plans belliqueux à des fins impérialistes (étendre la domination d’un pays sur un autre par la force) » à des fins d’annexion ou de conquête d’un pays, par le moyen d’opération de guerre [26].

Ce sont autant les raisons politico-idéologiques que les causes économiques et militaires qui peuvent expliquer les dérives des pouvoirs et les inégalités actuelles mondiales. En particulier, le pouvoir politique exercé par les propriétaires des biens économiques (finance et moyens de production), (les capitalistes) domine largement le pouvoir politique des dirigeants des pouvoirs publics. L’on assiste à une confrontation permanente de la gouvernance militaire, mais aussi économique, financière, idéologique, et celle des pouvoirs publics (nationaux et internationaux).

La dimension illégale vient donc renforcer les carences de la gouvernance non-démocratique, mais reste finalement secondaire au plan quantitatif, même si elle semble largement sous-estimée. Un délit, même petit et rare, commis par un élu du peuple devrait faire réagir les citoyens et les médias. Or, bien qu’en France, les élus arborent fièrement l’étendard de la démocratie, de l’Etat de droit, ces types d’exaction sont souvent passés sous silence. Lorsque ce n’est pas le cas, les médias ou l’opinion publique, considèrent alors trop souvent la faute comme vénielle.

***

Thierry Brugvin

sociologue et auteur de plusieurs articles et ouvrages notamment « Les mécanismes illégaux du pouvoir, thebookedition, 2010. »

[1] NIETZSCHE Friedrich, 1976, L’Antéchrist (fragment 6) in Fragments Posthumes, Gallimard.

[2] CASTORIADIS Cornelius, Psychanalyse et politique, Passant n°34 [avril 2001 - mai 2001].

[3] KLEIN Naomi, 2008, La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre, Actes Sud.

[4] WEINSTEIN, H. Psychiatry and the CIA : Victims of Mind Control. Washington, DC : American Psychiatric Press, 1990.

[5] CIA MORIID 190684, pp. 1-4. C’est un document déclassifié de la CIA traitant du contrôle de l’esprit. Pour vérifier la déclaration dans le texte, faites une demande FOIA (Loi de la liberté de l’information) ou, pour un accès gratuit et illimité de ces documents, consultez Black Vault, Government Archive :http://www.bvalphaserver.com/conten... . Aller directement au document CIA cité, pour la page 1 :http://www.blackvault.com/documents... Pour la page 4 : http://www.blackvault.com/documents...

[6] HELMS Richard, 3 avril 1953, Mémorandum au directeur général de la CIA, sur les programmes de recherche extrêmement sensible.http://www.blackvault.com/documents...

[7] HERMANS J. K., Inspecteur Général de la CIA, 26 Juillet 1963, MÉMORANDUM POUR : Directeur de Central Intelligence. http://www.bvalphaserver.com/conten... . Allez directement audocument CIA cité : pour la page 2 :http://www.blackvault.com/documents...

[8] FRIEDMAN Milton, Capitalisme et Liberté, Laffont, (1962),1971.

[9] PETRAS, 2001, p.114, op. cit.

[10] LORENTZ Dominique, Affaires atomiques, Les arènes, 2001.

[11] VERSCHAVE François-Xavier, Noir Chirac, Les arènes, 2003.

[12] GLOBAL WITNESS, 2003, Les Affaires sous la guerre. Armes, pétrole & argent sale en Angola, par Global Witness, Dossier noir n° 18, Agone, 240 p.

[13] VERSCHAVE, 2003, op., cit.

[14] VERSCHAVE, 2001, op., cit.

[15] LEVINE Michaël, KAVANAU Laura, 1996, Blancs comme neige, La drôle de guerre de la cocaïne, Dagorno,.

[16] PETRAS James, VELMEYER Henry, 2001, La face cachée de la mondialisation, L’Impérialisme au XXIe siècle, Parangon, p. 114.

[17] VERSCHAVE François Xavier, 2001, L’envers de la dette, Agone.

[18] VERSCHAVE, 2003, op., cit.

[19] RENOU Xavier, La privatisation de la violence, Dossier noir n° 21, Agone, 2005

[20] AFRIQUE EDUCATION, ’La fin de Sankara’, bimensuel international , juin 2007.

[21] BRAECKMAN Collette, 2002, Lumumba un crime d’Etat, Eden.

[22] RAMOS Laura, « Dette illégitime en fonction de la destination des fonds », in CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde), Les crimes de la dettes, Syllepse, CADTM, 2008, p.79.

[23] RUDIN Jeff, 2003, “Odious debt revisited” in Jubilee South Journal V1, n°1.

[24] RUDIN Jeff, 2003, Op.Cit.

[25] RAMOS, 2008, p. 82-83, Op. Cit.

[26] RAMOS, 2008, p. 84, Op. Cit.

Source
http://www.legrandsoir.info/Le-pouvoir-militaro-industriel-contre-la-democra (...)

No de billet : 221-11-30-82-1